vendredi 9 décembre 2011

En quête d'harmonie, réchauffement climatique et CO2.

Bateau au large de Durban..se hâtant vers le port avant l'orage...
La conférence sur le climat de Durban a lieu en ce moment. J'ai donc décidé de surfer sur l'actualité et d'apporter ma pierre à l'édifice. J'ai beaucoup réfléchi sur le sujet mais n'avais point encore eu l'occasion de "graver dans le marbre" mes conclusions, croyances et conviction sur le sujet. Partant d'un point de vue purement scientifique et objectif j'ai acquis la ferme conviction qu'il faut réduire fortement nos rejets de CO2 et ainsi limiter l'influence de l'être humain sur le réchauffement.
Voici pourquoi...suivez-moi! Le seul risque est que vous aussi soyez convaincu par mon raisonnement!



Dans le domaine si controversé du réchauffement climatique, examinons les faits:
  • Les gaz à effet de serre contribuent au réchauffement des corps isolés: c'est une loi physique qui a été montrée vers 1896 par Arrhenius. Parmi les principaux gaz à effet de serre que nous trouvons dans la nature, il ya a le gaz carbonique (CO2), la vapeur d'eau (Certains nuages), le méthane + des composées chimiques industriels dont certains sont maintenant interdits (Les CFC des groupes frigorifiques par exemple).
  • La température dans l'hémisphère Nord a tendance à augmenter depuis au moins un siècle et cette augmentation semble s'être accélérée ces dernières années: 13 des années les plus chaudes ont été subies ces 15 dernières années.
  • Bruler des combustibles fossiles produit du CO2.
Voici pour moi les faits prouvés et indubitables. Certains peuvent même mettre en doute la véracité ou l'existence de ces faits mais de mon point de vue, il y aura toujours des personnes mal informées ou de mauvaise foi.
La majorité au congrès US a décidé que la pizza parce qu'elle contient de la tomate est un légume...ce qui permet de contourner les préconisations diététiques dans les cantines scolaires et d'encourager ainsi l'obésité chez les enfants. A partir du moment où la pizza est un légume, pourquoi serais-je surpris que aujourd'hui tous les candidats républicains à la présidence USA, si ils veulent avoir une chance d'être choisi dans les primaires, doivent rejeter ouvertement ce qu'affirment 97% des scientifiques US et enfourcher les doctrines des Climato sceptiques.

Partant de ces faits, personnellement, j'en déduit que l'homme en brulant des combustibles fossiles contribue à réchauffer la terre.
Je sais qu'il y a beaucoup d'autres phénomènes mal compris ou difficilement quantifiable qui peuvent influencer la température tels que les cycles solaires, le volcanisme, les plaques tectoniques, la production naturelle de méthane, la couverture végétale, etc.
Je sais aussi que à un certain moment le réchauffement de la terre peut avoir des conséquences dramatiques qui accéléreraient le réchauffage ou perturberaient profondément le climat tel que nous le connaissons
  • dégel du permafrost et dégazage des quantités gigantesques de méthane qui y sont emprisonnés
  • réchauffage du fond des océans et remontée des hydrures de méthane qui y sont actuellement stockés sous forme liquide et dégazage d'énormes quantités de méthane
  • réchauffage de l'océan atlantique et inversion du sens du Gulf Stream avec apparition d'un mini climat glaciaire en Europe (Cela s'est déjà produit au cours des âges). Bien sur, si vous êtes optimiste, vous pouvez m'objecter que cet effet pourrait compenser l'effet de serre - du moins en Europe- mais miser sur cet effet me parait être du domaine de l'apprenti sorcier. 
Pour moi, la conclusion est limpide. Bruler des combustibles fossiles et produire du CO2 ne peut que faire empirer un phénomène qui peut avoir des effets catastrophiques. Peut m'importe que la contribution des activités humaines soit majoritaire ou marginale dans le réchauffement constaté. Toute réduction des rejets va dans le bon sens et doit être visée et encouragée.

Par ailleurs, je crois que réduire notre dépendance aux combustibles fossiles présente aussi de nombreux avantages socio économiques
  • moins de besoins d'importation de ces combustibles et amélioration de la balance commerciale (Savez vous que la France dépense 46 milliards par an en importation d'énergie primaire...ce qui par coïncidence est du même ordre de grandeur que le montant des intérêts payés pour la dette publique)
  • moins grande dépendance à des énergies qui sont en quantités finies sur terre et qui ne peuvent que devenir plus chères sous l'effet combiné de coûts croissants d'extraction et d'une accélération de la demande donc moins d'énergies fossiles résulte en une économie plus "résiliente" (c'est un des mots à la mode utilisé dans ce contexte)
  • accélération du développement des énergies alternatives et des domaines de l'efficience énergétique, qui pourraient ainsi devenir un des piliers de l'économie en complément des domaines actuels à technologie vieillissante ou à très forte concurrence
  • création d'emploi en majorité non délocalisables
Je m'en tiendrai à ces bénéfices objectifs et ne citerai même pas d'autres arguments, "plus idéalistes", très en vogue chez les écologistes.

Indirectement entre une situation peu satisfaisante (le nucléaire) et une pire, je choisis de rejeter celle qui me parait pire (Le CO2)... et donc, tant que d'autres énergies ne peuvent pas prendre le relais, je dois bien accepter le nucléaire.

Réduire les énergies fossiles, plus facile à dire qu'à faire! M’objecterez-vous. Par quoi les remplacer? A ce stade je n'ai pas d'opinion bien établie mais j'ai tendance à faire confiance à l'imagination et aux capacités créatrices de l'être humain. Face à la contrainte ou à la nécessité de réduire la production de CO2, des solutions seraient trouvées qui bientôt deviendraient compétitives.
De nombreux scénarios sont disponibles et imaginent des futurs possibles (Cf. par exemple le scenario negawatt 2011 ou ce Rapport en Anglais du Stockholm Environment Institute). Les possibilités ne manquent pas (Par exemple des modes combinés Eolienne/Production d'Hydrogène par electrolyse/piles à combustible).
Il me semble que ce qui fait surtout défaut c'est la croyance en l'urgence et la gravité de la situation et la volonté de faire...


Ce sera tout pour aujourd'hui. Vous pouvez arrêter la lecture de ce blog et retourner à vos occupations habituelles qui, comme les miennes génèrent sans doute du CO2. Ciao, bonsoir.

P.S.: paradoxalement, Arrhenius imaginait que produire du CO2 en brulant des combustibles fossiles pouvait être un moyen mis à disposition de l'homme pour éviter la prochaine ère glaciaire qui à l'époque semble avoir été le principal risque perçu. Il faut dire que le souvenir de la mini époque glaciaire en France de mi XVIIème siècle à mi XVIIIème siècle pouvait être encore très présent dans les mémoires.

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